Si vous avez encore quelques réticences à propos du confort des maisons passives en conditions rudes, cette page est faite pour vous !
Vagues de Froid
Vague de Froid - Février 2018 :
Vague de froid - Janvier 2017 :
Pendant cette vague de froid, les températures étaient tout à fait agréables dans la maison.
De plus, notre consommation moyenne a été réduite à environ 450W malgré des températures de -10°C par moment.
Notre sèche-serviettes n'a donc pas fonctionné malgré le grand froid.
Lors d'un mois de janvier "normal", notre consommation électrique varie entre 650W et 1000W en moyenne.
J'ai relevé des températures comprises entre 20.3 et 20.8°C. (température mesurée le matin, au plus froid de la journée, dans notre cuisine)
Ces bons résultats s'expliquent facilement car :
- Pendant une vague de grand froid, il n'y a plus d'humidité dans l'air. Il y a donc un grand soleil qui chauffe très bien la maison.
- De plus, le bon ensoleillement a assuré la totalité de la production de notre eau chaude sanitaire. (Le chauffe-eau représente une part très importante de notre consommation électrique en hiver)
Canicules
Lors d'un épisode de canicule, la température de la maison passive de Nicolas monte lentement. Environ +0.5°C par jour.
Il est possible de maintenir une température agréable en respectant les règles habituelles de bon sens :
- Protection Solaire : Baisser les volets pour ne pas faire rentrer trop de soleil ou de lumière,
- Aérer correctement la maison dès que la température extérieure est inférieure à la température intérieure.
Deux problématiques se posent pour affronter les pics de chaleur et les canicules :
- Il est impossible de raffraichir correctement le logement la nuit, car la température extérieure ne descend plus suffisamment (température au dessus de 20°C au plus bas dans la journée
- Les vagues de chaleur sont accompagnées d'une forte humidité dans l'air qui accentue la sensation de "lourdeur".
Il ne faut pas aérer le logement lorsque la température extérieure est plus haute que la température intérieure, car l'air extérieur est alors plus chargé en humidité.
Canicule - Juin 2017 :
En juin 2017, la température dans les chambres n'a jamais dépassé 26°C dans notre maison (en fin de canicule).
Dans la région, il n'est pas rare de rencontrer des maisons modernes (RT2005 ou RT2012) où la température des chambres dépasse 32°C ou 33°C dans les mêmes conditions
Canicule - Juin 2019 :
Lors d'une calicule "classique", la température ne dépasse pas 26°C si la maison est bien gérée.
En juin 2019, la canicule a duré 7 jours sans rafraichissement nocturne correct.
Canicule - Juin 2026 :
Notre département a été classé en vigilence Rouge canicule, comme de nombreux autres lors de cet épisode exeptionnel.
Dans la région, les logements ont très vite dépassé 32°C ou 33°C. Ils ont généralement terminé à 35 ou 36°C.
L'épisode a duré pendant 11 jours, sans rafraichissement nocturne correct et des fortes chaleurs.
A Blanzy, nous avons mesuré des températures extérieures entre 37.2 et 41.8°C pendant 11 jours.
La température n'a dépassé 28°C que pendant 20H à l'intérieur de notre maison.
L'air a été trop lourd pendant 61.5 Heures (plus de 13g/Kg d'air).
On peut donc conclure que la maison est restée très confortable pendant la majorité du temps.
Un inconfort s'est fait resentir pendant les dernières heures des journées à la fin du phénomène.
A noter :
- La période la plus inconfortable était pendant la période orageuse à cause de la sensation d'air lourd.
- Notre maison n'est équipée ni de pompe à chaleur, ni de climatisation, ni de désumidificateur. La gestion a été faite de façon 100% passive lors de cet épisode exeptionnel.
- Le comportement de notre maison passive a forte inertie a été comparable a celui d'une vieille maison en pierre non isolée lors de cette canicule.
Conclusion :
Un bâtiment passif a pour but de garantir un bon ressenti à ses occupents pendant toutes les saisons.
Le calcul thermique doit naturellement tenir compte des conditions météorologiques exeptionnelles que va rencontrer la construction.
Un calcul est réalisé avant la construction pour déterminer avec précision la dimention des fenêtres, l'épaisseur des isolants, la ventilation, ...
Ce calcul prend bien évidemment en compte :
- la situation géographique du bâtiment (région, environnement, altitude, ombrages, ...)
- les conditions météorologiques de la région
- le type de bâtiment (logement individuel, immeuble, commerce, tertiaire, ...)
- les spécificités du bâtiment (type d'isolant, souhaits spécifiques des habitans, système de domotique ...)
- le savoir-faire des artisans qui vont réaliser la construction
En pratique, une maison passive sera très isolée pour ne pas perdre de chaleur en hiver.
Cela devient un inconvénient en été, car il y a un risque de surchauffe de la maison.
Une stratégie pour éviter les surchauffes doit être mise en place.
Il est donc aussi compliqué au moment du calcul d'une maison passive d'assurer un bon confort thermique en hiver qu'en été.
(Beaucoup de propriétaires de maisons récentes classiques sont obligés de s'équiper de climatiseurs pour l'été. Ils dépensent donc en été l'énergie qu'ils ont économisé en hiver...)
Notion de confort thermique :
Il faut que la température soit comprise entre 20°C et 25°C toute l'année pour garantir un très bon niveau de confort.
Jusqu'à 28°C, la température est encore acceptable en cas de canicule, à condition que l'humidité ne soit pas trop élevée.
A noter : Pour assurer un confort thermique parfait, la température ne doit pas varier :
- suivant les heures de la journée, grace à une forte inertie thermique
- d'une pièce à l'autre de la maison
Conclusion :
Une maison passive a un double objectif :
- conserver le confort thermique d'une vieille maison en été lors des épisodes de canicule,
- assurer un confort optimal en hiver en limitant les consommations au minimun